
Accompagnement des traumatismes
à Bordeaux & Langon
Apaiser les blessures du passé
pour qu'elles cessent d'écrire votre présent
Certaines situations peuvent nous affecter bien au-delà du moment où elles se sont produites. Il peut s’agir d’un événement clairement identifié comme traumatique, mais aussi de situations répétées, de blessures relationnelles ou d’attachement, de périodes d’insécurité ou de moments de vie particulièrement difficiles à traverser.
On parle de psychotraumatisme lorsque ces expériences laissent des traces durables qui continuent de se manifester dans le présent. Un même événement n’aura d’ailleurs pas les mêmes répercussions pour chacun : sa nature compte, mais également la façon dont il a été vécu et les ressources dont la personne disposait alors pour y faire face.
Ces traces peuvent s’exprimer à travers nos émotions, nos pensées, nos sensations corporelles ou nos comportements, et influencer notre relation à nous-mêmes comme aux autres. Parfois, leur lien avec le passé est évident ; d’autres fois, leur origine est plus difficile à identifier.
Mettre du sens sur son histoire peut être important, mais ne suffit pas toujours à modifier ce que nous ressentons ou nos réactions. Le psychotraumatisme engage également le corps et le système nerveux, qui peuvent continuer à réagir bien après que le danger ou la situation difficile soient passés.
Quand mon corps me protège
Lorsqu'une situation est vécue comme menaçante ou dépassant nos capacités à y faire face, notre organisme mobilise différentes réponses pour assurer notre protection. Ces réactions ne relèvent pas d’un choix conscient : elles mettent en jeu le cerveau, le corps et le système nerveux afin de nous permettre de faire face à ce qui nous arrive.
Selon les circonstances, différents mécanismes peuvent alors se mettre en place : lutter, fuir, se figer ou se couper en partie de l'expérience. Ils peuvent notamment s’accompagner d’une forte activation physiologique, d’un état d’alerte ou, à l’inverse, d’une forme de sidération ou de dissociation.
Ces états, avant tout adaptatifs, sont étroitement liés au fonctionnement du système nerveux, qui ajuste notre niveau d’activation en fonction de ce qu’il perçoit. Après une expérience éprouvante ou traumatique, cette capacité de régulation peut être perturbée : le corps peut rester dans une activation importante, basculer vers le retrait ou la coupure, ou encore osciller entre les deux.
La difficulté apparaît lorsque ces réactions persistent alors qu’elles ne sont plus nécessaires. L’accompagnement thérapeutique vise notamment à restaurer progressivement cette capacité de régulation, mais aussi à prendre en compte les traces que l'expérience traumatique peut laisser dans le corps. C’est pourquoi il occupe une place essentielle dans l’accompagnement du psychotraumatisme.

La permanence et la durée ne sont promises à rien, pas même à la douleur.
- Marcel Proust
Les répercussions au quotidien
Les effets d’un traumatisme ne sont pas toujours faciles à relier à ce qui a été vécu. Ils peuvent se manifester de façons très différentes et toucher aussi bien les émotions que le corps, les comportements ou la relation aux autres.
On peut notamment retrouver :
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un état d’alerte, d’hypervigilance ou une difficulté à se sentir en sécurité ;
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de l’anxiété, des peurs ou des réactions émotionnelles particulièrement intenses ;
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des symptômes physiques tels que des tensions, des douleurs, une fatigue persistante ou certains troubles digestifs ;
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des troubles du sommeil
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des comportements d’évitement, de contrôle ou des conduites addictives ;
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des souvenirs, images ou pensées qui s’imposent ;
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une tendance à se couper de ses émotions, de ses sensations ou de ce qui se passe autour de soi ;
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des difficultés dans la relation à soi ou aux autres ;
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certains schémas qui semblent se répéter malgré soi.
Ces manifestations peuvent être très présentes comme beaucoup plus discrètes. Elles ne prennent pas nécessairement la forme d’un état de stress post-traumatique caractérisé, mais peuvent néanmoins affecter l’équilibre, les relations et la manière de vivre certaines situations au quotidien.
Les blessures relationelles et d'attachement
Certaines blessures ne se construisent pas autour d’un événement traumatique précis, mais au fil de vécus relationnels répétés, parfois dès les premières années de vie. Les relations avec nos figures d’attachement jouent alors un rôle essentiel : c’est notamment à travers elles que l’enfant construit progressivement son sentiment de sécurité, sa capacité à faire confiance et sa manière d’entrer en relation avec les autres.
Lorsque l'environnement affectif est marqué par l’insécurité, l’imprévisibilité, le rejet, l’absence de disponibilité affective ou des ruptures répétées, elles peuvent laisser des traces durables. Il ne s’agit pas nécessairement de situations dont on garde un souvenir précis, mais d’expériences qui ont pu façonner la manière dont nous avons appris à nous protéger et à vivre le lien.
À l’âge adulte, ces traces peuvent se retrouver dans notre manière d'être en relation : par une peur de l’abandon ou du rejet, une difficulté à faire confiance, à se sentir en sécurité avec l'autre, à vivre la proximité ou la séparation, mais aussi par une tendance à s’effacer, à se protéger excessivement ou à reproduire certains schémas relationnels.
Reconnaître ces empreintes aide à mieux comprendre la façon dont elles agissent encore dans notre vie aujourd'hui.
Se faire accompagner, c'est ouvrir un espace pour prendre soin de ce qui a été blessé et, progressivement, construire des liens plus sécures et plus libres.
Accompagner le trauma dans toutes ses dimensions
Accompagner, c’est d’abord être présent. Offrir un espace où l’on peut venir avec ce que l’on est et ce que l’on porte, se déposer, être écouté et soutenu. Un espace où rien n’est à forcer, où chacun peut avancer à son rythme, avec douceur et dans le respect de ce qu’il est prêt à traverser.
Parce qu’un traumatisme ne s’inscrit pas dans une seule dimension de notre être, mon accompagnement prend en compte le vécu et les émotions, mais aussi le corps et le système nerveux.
C’est dans cette vision globale que mes différentes approches se rencontrent et se complètent :
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L’EMDR permet de retraiter les souvenirs et les expériences qui n’ont pas pu être pleinement intégrés.
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La sophrologie, à travers le corps et la respiration, aide à retrouver progressivement un sentiment de sécurité intérieure.
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Le soin énergétique ORIRI®, réalisé par un toucher doux, permet quant à lui de libérer les empreintes émotionnelles inscrites dans le corps.
Il ne s’agit pas de suivre un parcours tracé à l’avance, ni d’utiliser systématiquement toutes ces approches. L’accompagnement se construit au fil des séances, à partir de qui vous êtes, de votre histoire et de ce qui est là. Les méthodes se mettent ainsi au service de votre cheminement, chacune à leur manière.
La guérison est possible
Guérir de ce qui nous a profondément blessés demande du temps et s’accompagne parfois de traversées difficiles. Pourtant, la souffrance ne définit pas qui nous sommes : elle n’est pas notre identité. Elle peut s’apaiser, s’alléger, voire un jour disparaître.
L’accompagnement thérapeutique peut aider le passé à retrouver sa juste place : même si les traces de ce que nous avons vécu demeurent, elles peuvent cesser de dicter notre manière de réagir, d’aimer ou d’entrer en relation.
Cette démarche intérieure ouvre à une rencontre profonde avec soi-même, révèle des ressources insoupçonnées et permet d’habiter son existence avec davantage de liberté.
Le maître zen Thich Nhat Hanh écrivait que « la souffrance est le compost où pousse la fleur de compassion ». C’est aussi cela, un chemin de guérison : que de la douleur puisse naître davantage de douceur, pour soi et pour les autres.

